Dans les coulisses de MON ATELIER
Je suis né à Lyon, mais aujourd’hui, c’est en Corrèze que je vis et que je peins.
La peinture m’accompagne depuis longtemps, et je crois que ce qui me plaît le plus, c’est justement de ne jamais savoir exactement où elle va m’emmener. Je commence une toile avec une idée, une envie de couleur, parfois simplement une sensation… et puis le tableau prend sa propre direction.
Je travaille beaucoup sur le geste. J’aime quand la peinture reste vivante, quand on sent le mouvement, l’énergie, parfois même l’hésitation. Je peux faire couler la peinture, la projeter, la laisser s’étaler ou revenir dessus. Le dripping fait partie de ma façon de travailler. Je ne cherche pas forcément à tout contrôler. Au contraire, j’aime laisser une part de hasard et voir ce que je peux en faire.
Au fil des années, ma peinture s’est progressivement dirigée vers l’abstraction. Je me suis intéressé de plus en plus au trait, à la ligne, au rythme, jusqu’à aller parfois vers quelque chose de très épuré. J’aime cette frontière où l’on reconnaît encore quelque chose… puis où cette chose disparaît presque complètement.
La couleur reste évidemment essentielle dans mon travail. Elle peut être douce ou très présente, équilibrée ou presque débordante. Elle crée une émotion avant même qu’on cherche à comprendre ce que l’on regarde.
Je suis aussi très sensible à l’art asiatique, à sa façon de travailler le vide, l’équilibre, le mouvement et le silence. Cette influence se retrouve dans ma peinture, parfois de manière évidente, parfois beaucoup plus discrètement.
Et puis il y a les papillons.
Ils sont apparus dans mon travail comme une sorte d’échappée. Après des années à travailler autour de l’abstraction et d’une peinture très gestuelle, j’avais envie d’autre chose : retrouver la forme, tout en continuant à jouer avec la couleur et la matière. Le papillon m’a permis de faire cette expérience sans vraiment quitter mon univers.
Quand je peins, je ne cherche pas forcément à raconter une histoire. Je cherche plutôt à provoquer quelque chose. Chez moi d’abord, au moment où je peins, et ensuite chez celui qui regarde.
Avec les grands formats, cette sensation devient encore plus forte. La peinture devient presque physique. Il faut bouger, se déplacer, travailler avec tout le corps. Certaines toiles sont vraiment des moments d’énergie intense. Et quand je me retrouve devant le tableau terminé, il m’arrive encore de me demander comment je suis arrivé là.
C’est sans doute ce que j’aime le plus dans la peinture : ne pas toujours savoir.
Chercher, essayer, recommencer, me tromper parfois, être surpris souvent. Mon écriture change avec le temps, avec mes envies, mes rencontres, mes émotions. Je ne cherche pas à reproduire toujours la même chose. J’ai plutôt envie de continuer à avancer.
Aujourd’hui, je continue donc à peindre, à expérimenter et à exposer mon travail en France et à l’étranger.
Et tant que j’ai encore envie de pousser un peu plus loin la peinture pour voir ce qu’elle peut me réserver, je considère que je suis exactement là où je dois être.
Vous pouvez suivre le travail de Patrick Salamone sur son compte instagram personnel ou sur son blog personnel, où il partage régulièrement des photos et vidéos de son travail en atelier !


















